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L’aqueduc hafside : une trace du passé encore visible

 

Jusqu’au VIIe /XIIIe siècle, l’eau de Tunis provenait de puits et des citernes situés en différents points. Par un système de conduites, cette eau se distribuait vers les abreuvoirs et les fontaines de la ville.

L’accroissement démographique, consécutif à l’accès de Tunis au rôle de capitale, exigeait de nouvelles ressources en eau, que les Hafsides, suivant l’exemple des Romaines, allèrent chercher au mont Zaghouan.

L’aqueduc construit par Hadrien entre 120 et 130 après J.-C. fut restauré par le Sultan el-Mustansir. L’année 665/1267 marqua la fin des travaux.

L’aqueduc hafside diffère de l’aqueduc romain par son mode constructif. Il n’est pas construit en bloc de pierre mais en blocage avec des parements de pierre de taille. Les arcs supérieurs qui réunissent les aches sont en brique.
L’adduction vers Tunis se brancha sur celle de Zaghouan, à 4 km au nord de la capitale, d’où elle suivit un parcours passant par Ras el-Tabia, puis à travers la colline de la Rabta, pour aboutir à la casbah et à la Grande Mosquée.

Ce sont les vestiges de cet embranchement que on voit encore, dans le quartier appelé Henaya, les Arcades.

 

Par Laura Raggi
laura.raggi@vdtunis.com
www.villedetunis.com